Par Alain De Neve[1]
Article initialement paru dans l’édition du 6 juillet 2010 de La Libre Belgique.
Son nom évoquait le dieu du ciel et de la foudre dans la mythologie celte. Il s’associe désormais à ce qui s’apprête à devenir l’un des premiers et multiples jalons de l’une des aventures techniques les plus ambitieuses et, somme toute, parmi les plus coûteuses (et donc risquées) que les organisations militaires des Etats industrialisés mèneront dans les décennies à venir. Taranis : tel est le nom du programme de démonstration technologique de drone/senseur de combat[2] conduit sous la maîtrise d’œuvre de BAE Systems présenté le 12 juillet par le Ministry of Defence (MoD) britannique. Bien que l’industriel s’évertue à rappeler la nature et l’importance des investissements en temps et en financements que ce projet a d’ores et déjà à son actif (estimés à un million d’heures de travail et à 215 millions de dollars U.S.), Taranis, à l’instar d’autres efforts conduits dans le monde dans le domaine des drones de combat, est un commencement et non un aboutissement. Les vols tests débuteront dans le courant de l’année 2011. Ce qui signifie que tant la faisabilité que l’utilité opérationnelle d’un tel système doivent encore être validées. Lire le reste de cet article »
